Liste des Justes du Tarn et Garonne

- ALLEGRE Odette.
 
En février 1943, à la vieille d’une rafle, le chef de la police de Montauban s’arrête dans les bureaux de l’Union Général des Israélites de France (UGIF) et déclare aux deux assistantes sociales, Tamar Bieber et Herta Cohn-Benhit : « Mesdames, demain matin à 4heures, si vous et vos amis- vous saisissez, vos amis- vous trouvez chez vous, nous serons au regret de vous arrêter. Avez-vous compris ? Eh bien ! Je ne vous ai rien dit. ». L’avertissement fait le tour de la communauté juive, et permet le salut de tous les Juifs connu de L’UGIF. Les hommes disparaissaient pendant plusieurs semaines ; les femmes se calfeutrent chez elles ou chez des amis, ne se montrant jamais en public.
Odette Allègre, commerçante en fruits et légumes, effectue des livraisons à domicile. Elle connaît professionnellement les Bieber qu’elle invite à se réfugier chez elle, encouragée par son mari et son fils ; ce dernier, employé à la préfecture, peut rendre des services appréciés. Les Bieber resteront chez les Allègre jusqu'à la libération de Montauban en août 1944.
Titre décerné en 1989.
Dictionnaire des Justes

- BESSEDE René.

Homme à tout faire à la mairie de Caussade, Bessède est toujours disponible. En avril 1943, un détachement de la Gestapo se présente à la mairie et ordonne à Bessède d’aller chercher le maire pour assembler les Juifs enregistrés, précise l’interprète. Rafle imminente ! Bessède sait que le maire, collaborateur notoire, s’exécuterait. Il se déguise en jardinier poussant une brouette chargée d’une pelle et d’un râteau et circule à travers l’agglomération, invitant les Juifs à s’éloigner sans retard. Les agents de la gestapo ne trouveront personne… même pas Bessède.
Titre décerné en 1989.
Dictionnaire des Justes

- BEUZON Michel et Colette.

Michel, ingénieur dans une usine de munitions repliée de Paris à Caussade, et sa femme, hébergeaient chez eux des juifs fugitifs, en particulier des évadés du camp de Septfonds, et des enfants, en attendant de les conduire en lieu sûr. Ils sauvèrent ainsi la vie de Frédérick Pollak. Et Mme Buisson, une juive qui avait fui Paris après la grande rafle de l’été 1942, resta cachée chez jusqu'à la Libération.
Titre décerné en 1980.
Dictionnaire des Justes

- BRACHET Adeline

Elle était conseillère pédagogique dans une institution catholique de Montauban. En août 1943, une juive autrichienne recommandée par Mgr Théas se présente à elle. Les deux femmes se lient d’amitié ; mais, par la suite, la directrice prie la nouvelle arrivée de quitter l’établissement. Adeline préfère démissionner et elles partent toutes deux pour une ferme école des Pyrénées atlantiques. Adeline, grâce à son traitement, put subvenir aux besoins de son amie jusqu'à la Libération.
Titre décerné en 1992.
Dictionnaire des Justes

- CAUNES Anne-Marie de (sœur Didier), et CAUNES Antoinette de (sœur Claire).

Sœur Didier est éducatrice à l’Institut médico-pédagogique d’Heverlee en Belgique. Réfugiée en France, elle s’installe avec cinq autres sœurs de sa communauté au couvent d’Auvillar où Antoinette, institutrice à l’Institut familial de Montauban, la rejoint. Les religieuses s’occupent d’enfants handicapés et donnent asile à une quarantaine d’enfants juifs. Malgré plusieurs fouilles de la part des Allemandes, pas un enfant ne fut arrêté.
Titre décerné en 1982.
Dictionnaire des Justes
 
- DARRAC Manuel, secrétaire de mairie de Moissac.
 
Aidé par Alice Pelous, son assistante, il fournit aux enfants de la maison des EIF des faux papiers et des cartes d’alimentation à leur nom d’emprunt, ainsi que des permis de séjour à l’équipe dirigeante. En 1943, à la dissolution du centre, il trouve des familles d’accueil pour les enfants.
Titre décerné en 1990.
Dictionnaire des Justes
 
- DUCOM Henriette, employée à la mairie de Moissac.
 
Elle aide les responsables de la maison EIF. Après la fermeture de celle-ci, elle s’ingénie à trouver des cachettes pour les enfants, grâce à un vaste réseau d’amitié à Moissac et aux alentours.
Titre décerné en 1989.
Dictionnaire des Justes

- DULAUT Marguerite.

A Montauban, elle se met au service des EIL et de « la Sixième », Elle ouvre sa maison à de jeunes juives allemandes venues de Moissac, les hébergent jusqu'à ce qu’un lieu d’accueil soit trouvé. Elle cacha pendant plus d’un an René Klein, le responsable de «  la Sixième » de la région de Toulouse, ainsi que sa mère et sa sœur.
Titre décerné en 1990.
Dictionnaire des Justes

- FRAYSSE Armand et Alice.

Protestants très pratiquants, ils tenaient l’Auberge de jeunesse de Saint-Antonin, qui Ferma sous L’Occupation. En 1943, ils recueillent Jacques Bronstein, six ans, fils de Juifs polonais réfugiés à Carcassonne. Dans le village, il passe pour leur neveu.
Titre décerné en 1997.
Dictionnaire des Justes

- GAINARD Jean, sa femme et leur fille.

Par son commerce de marchand de charbon à Moissac, Jean Gainard en relation avec les EIF. Il n’hésite pas à donner sa propre carte d’identité, carte d’alimentation et permis de conduire à Henri Wahl, chef de « la Sixième ». Et celui-ci put ainsi sillonner la France pour trouver, aux jeunes juifs, des familles ou des organismes d’accueil, et mettre sur pied un réseau pour les faire passer en Espagne ou en Suisse.
Titre décerné en 1997.
Dictionnaire des Justes

- GINESTE Marie-Rose.

Petite et frêle, Mlle Gineste, employée du Secrétariat social à Montauban, n’en était pas moins d’une endurance et d’une audace étonnantes. A la fin août 1942, elle tape la lettre de protestation de Mgr Théas, en tire plusieurs centaines d’exemplaires et offre d’en assurer la distribution dans le diocèse a bicyclette.
Dès lors, dit-elle, « Je fus chargée par Mgr Théas du camouflage des enfants et adultes juifs dans les couvents du département et chez des particuliers, ainsi que la fourniture de faux papiers ». La défense des juifs a déterminé la constitution d’un réseau montalbanais. Ses activités éveillent les soupçons de la police ; elle est arrêtée, interrogée, et finalement relâchée faute de preuves. Elle avertit encore quelques familles juives des menaces de rafles. Après la Libération, elle sera conseillère municipal et adjointe au maire de Montauban.
Titre décerné en 1985.
Dictionnaire des Justes

- GLASBERG Alexandre (1902-1981).

Polonais d’origine, juif converti, il était devenu prêtre. Vicaire de la paroisse de Saint-Alban à Lyon, il crée dans l’été 1940 un comité d’aide aux réfugiés. En 1942, se forme à Lyon une association interconfessionnelle, «  l’Amitié chrétienne », dont les présidents d’honneur sont le cardinal Gerlier et le pasteur Boegner. Sa façade légale couvre des activités de sauvetage illégales. L’abbé Glasberg en est l’un des principaux animateurs aces la père Chaillet, en lien avec le réseau qui rédige et diffuse les «  Cahiers du Témoignage chrétien ». En août 1942, ils réussissent à faire sortir du camp de tri de Vénissieux, antichambre de la déportation des Juifs, une centaine d’enfants qui seront cachés sous la protection du cardinal Gerlier.
Quand Lyon est occupé en novembre 1942, L’abbé Glasberg se réfugie dans le diocèse de Montauban ou Mgr Théas lui confie la petite paroisse de Léribosc, sous le nom d’Elie Corvin. Le nouveau curé continu la diffusion de « Témoignage chrétien » et met en relation avec la résistance locale. Il deviendra même membre du Comité départementale de Libération du Tarn-et-Garonne.
Titre décerné en 2004.
Dictionnaire des Justes

- GUY Marguerite, Jean et Jeanne.

Jean Guy, négociants en grains à Finhan, sa femme et leur fille Jeanne, acceptèrent d’accueillir chez eux deux enfants juifs, Françoise et Roger Franck, sept et cinq ans, des camarades de classe de leur petite fille Jacqueline. Leur parents, des juifs parisiens arrivés a Toulouse avec l’exode, pensaient mette Françoise et Roger a l’abri à la campagne avec l’occupation de Toulouse par les Allemands. Ais, en Avril, Des troupes allemandes s’installent à Finhan et un officier loge même chez les Guy. Pourtant le pire sera évité.
Titre décerné en 2002.
D’après La Dépêche Du Midi, édition Tarn-et-Garonne, 28 février 2002, et le témoignage de Jacqueline Baladié, leur petite-fille.
 
- LADEVEZE Denise et Hubert, agriculteurs à Mangoué, près de Bardigues.
 
Richard Gueller, un petit Juif né à Vienne, a perdu ses parents et son frère pris dans la rafle du Vel d’hiv à Paris. Il avait réussi à s’échapper et, après bien des pérégrinations, il est recueilli à Mangoué, en même temps qu’une jeune fille juive du nom de Laure Meyer, sur la recommandation du docteur Hirsch qui s’occupait de placer les enfants juifs dans le secteur d’Auvillar en liaison avec le foyer des EIF de Moissac.
Mangoué était une ferme isolée au milieu des champs et des vignes du Brulhois, habitée aujourd’hui par Yves Ladevèze et sa femme Geneviève. «  J’était logé dans une chambre de la ferme, se souvient Richard, je mangeais à la même table que la famille, et ils me donnaient même un peu d’argent de poche. Je m’occupais simplement d’une douzaine de vaches. J’ai véritablement été traité en enfant de la maison. Personne ne m’a jamais posé de question sur mon passé.  »
La médaille des Justes a été remise à titre posthume aux enfants de Denise et Hubert Ladevèze en 2005 à la mairie de Bardigues.
D’après « La Dépêche du Midi », édition du Tarn-et-Garonne, mardi 24 mai 2005.
 
- LAGRANGE Adélaïde, à Beaumont-de-Lomagne.
 
Les Goldstein, juifs de nationalité française, après les grandes rafles de l’été 1942 à Paris, se réfugièrent d’abord à Montauban auprès de parents. En 1943, ils partent pour Beaumont où ils font la connaissance d’Adélaïde Lagrange, une vieille dame de 80ans. Et celle-ci, avec l’arrivée de troupes allemandes à Beaumont, invitez les Goldstein à se cacher chez elle. Elle avait déjà hébergé Mme Aronovici, une juive, qui réussi par la suite à passer en Espagne.
Titre décerné en 1992.
Dictionnaire des Justes

- MARTY André, Félix.

Officier de police a Montauban, il fit usage de ses fonctions pour prévenir de nombreux Juifs avant les rafles. Il sauva Eli Arditi, sa mère et sa sœur, des juifs d’origine turque qui avaient fui Marseille en 1943, en retirant du fichier de police leur carte portant la mention « Juifs ».
Titre décerné en 1990.
Dictionnaire des Justes
 
MEILHAN Joseph, Eugénie et Lydie. CADENE Louis et Pierrette. GOBATTO Nicolas, Maria et Anne-Marie. LAFONT Ernest, Lydie et Henriette, tous habitants du hameau du Carreyrat, à Montauban.
 
Maurice Goldstein, Juif de Bruxelles, sa femme et leur fille Janine quittent la Belgique en main 1940 et s’installent au Carreyrat. Il est blessé en tentant d’éviter l’arrestation. Mais, grâce a un certificat du docteur Simone Schmidt, il est hospitalisé a Montauban et réussit à s’évader. Par la suite, ces quatre familles du Carreyrat les héberges tour à tour et leur prêtent assistance. Durant l’été 1944, Maurice rallia le maquis.
Titre décerné en 1991.
Dictionnaire des Justes, op. Cit.
 
-  PASSEMAN Charles et Gabrielle, commerçants à Valence d’Agen.
 
En juin 1943, le curé de Golfech oriente vers les Passeman une famille juive réfugiée de Paris en quête d’asile. Ils acceptèrent de se charger des garçons, Jacques et Patrick, qu’ils traitent désormais comme leurs propres enfants ; ils ont déjà un garçon et une fille.
Titre décerné en 1997.                          
Dictionnaire des Justes, op. Cit.
 
- PELOUS Alice, employée à la mairie de Moissac.
 
Assistante du secrétaire Manuel Darrac, elle fournit à Shatta Simon de fausses cartes d’identité, des permis de résidence et des cartes d’alimentation qu’elle renouvelait chaque mois. Lorsqu’il fallut disperser les enfants, Alice prêta ses propres papiers d’identité à Shatta, ce qui lui permit de circuler librement.
Titre décerné en 1990
Dictionnaire des Justes, op. Cit.
 
- PHILIPPE Jean, commissaire de police a Toulouse.
 
Il refuse en janvier 1943 de remettre aux Allemands la liste des Juifs de son quartier, refus accompagné d’une lettre de démission. Rentré dans la clandestinité, il s’établit à Beaumont-de-Lomagne et collabore aux activités de la Sixième. Découvert par l’imprudence d’un de ses collègues, il est arrêté par la Gestapo et exécuté.
Titre décerné à titre posthume en 1981.
 
- PLACIDE-BRIGOUX, mère Marie, supérieure de la communauté d’Auvillar.
 
Elle accepta d’héberger et de cacher une quarantaine d’enfants juifs. Malgré plusieurs descentes de la Gestapo, aucun ne fut arrêté.
Titre décerné en 1981.
Dictionnaire des Justes
 
- ROBERTIES Emilie et Geneviève, agriculteurs près de Caussade.
 
Ils ravitaillent la famille Michel dont tout le monde sait qu’elle est juive. Au printemps 1944, lorsque les allemands occupent Caussade, les Michel avec leurs deux enfants viennent demander asile aux Roberties. Pendant trois jours, ils se terrent dans une chambre obscure fermée à clef, alors que des soldats allemands viennent ravitailler à la ferme.
Titre décerné en 1992.
Dictionnaire des Justes
 
- ROYER Madeleine, soeur Inès, de la communauté d'Heverlee repliée à Auvillar.
 
Les religieuses belges apportent leur concours à l'activité de la Sixième en cachant des enfants juifs. L'un d'eux était le fils du docteur Hirsch et de sa femme Berthe Weil qui avait été déportés en Allemagne.
Titre décerné en 1981.
Dictionnaire des Justes, op. Cit.
(Trois autres sueurs d'Auvillar ont reçu leur médaille des justes après leur retour en Belgique, et ne figurent donc pas sur le « Dictionnaire des Justes de France ».)

- SCHMIDT Simone, médecin.

Elle travaillait à l'hôpital de Montauban et appartenait à la Résistance. Elle délivre de fausses attestations pour sauver des Juifs, en particulier M. Goldstein, blessé par les miliciens venus l'arrêter, et qu'elle déclare intransportable. Et il peut alors s'enfuir de l'hôpital.
Titre décerné en 1991.
Dictionnaire des Justes, op. Cit.

- THEAS Mgr Pierre-Marie.

Né à Barzun (Pyrénées atlantiques) ; après ses études au Grand Séminaire de Bayonne, est ordonné prêtre le 16 septembre 1920. Il fait un séjour de deux ans à Rome, puis devient professeur au Grand Séminaire. Le 26 juillet 1940, le voici promu à l'évêché de Montauban. Rien d'abord ne le distingue de ses confrères dans l'épiscopat : loyalisme vis à vis du régime de Vichy, adhésion au « redressement national », exaltation du travail, de la famille et de la patrie.
Peu à peu, Mgr Théas prend ses distances vis-à-vis des cérémonies officielles. Admis à l'Académie de Montauban le 7 janvier 1941, il exalte la grande âme de Bergson qui vient de mourir, « homme d'un profond génie, âme lumineuse de charité », dont il ne saurait ignorer la judéité. L'été 1942 verra se consommer la rupture à la suite des rafles de Juifs du 16 juillet à Paris et du 26 août en province. C'est d'abord la lettre de Mgr Saliège (23 août), puis celle de Mgr Théas *(voir en bas de la page) (30 août), « protestation indignée de la conscience chrétienne [...tous les hommes quelle que soit leur race ou leur religion ont droit au respect des individus et des États ». L’opinion publique s'éloigne de la politique gouvernementale. La lettre des évêques porte une grave responsabilité dans cette dérive. Encore faut-il intervenir en faveur des Juifs.
On assiste à une sorte de mobilisation : couvents, collèges, séminaires, accueillent les réprouvés. Des réseaux se créent pour les arracher au danger, leur trouver des asiles. À leur service se développe la fabrication de pièces d'identité, de tickets d'alimentation, de certificats de baptême et de mariage. Mgr Théas est au courant ; il conseille, il encourage, il donne la main. Le 9 juin 1944, il est arrêté chez lui par les Allemands, transféré à la prison Saint-michel à Toulouse, puis à Compiègne. Il sera libéré le 24 août.
Titre décerné en 1969.
Dictionnaire des Justes, op. Cit.
 
- VIDAILLAN Clément et Marie-Rose, agriculteurs à Goudourville.
 
Ils ont caché dans leur ferme jusqu'en juin 1944 Joseph Brenig, un jeune juif d'origine autrichienne dont les parents avaient péri à Auschwitz. Joseph entre alors dans la Résistance au sein de la 13e Compagnie de l'Armée secrète de Tarn-et-Garonne, dite « maquis de Sistels ». Il participe à la libération de Valence d'Agen le 29 août 1944, puis à la campagne de France jusqu'à la victoire. Il reçut la croix de guerre avec palme.
Titre décerné en 2004.
D'après « La Dépêche du Midi », édition du Tarn-et-Garonne, 18 juin
 
* Lettre de Monseigneur THEAS :
 
Montauban, le 26 août 1942
Lettre de Monseigneur l'Evêque de Montauban
sur
Le respect de la personne humaine.

Mes biens chers frères,
Des scènes douloureuses et parfois horribles se déroulent en France, sans que la France n'en soit responsable.
A Paris, par des dizaines de milliers, des Juifs ont été traités avec la plus barbare sauvagerie. Et voici que dans nos régions on assiste à un spectacle navrant : des familles sont disloquées ; des hommes et des femmes sont traités comme un vil troupeau, et envoyés vers une destination inconnue, avec la perspective des plus graves dangers.
Je fais entendre la protestation indignée de la conscience chrétienne et je proclame que tous les hommes, aryens ou non aryens, sont frères parce que créés par le même Dieu ; que tous les hommes quelles que soient leur race ou leur religion, ont droit au respect des individus et des Etats.
Or les mesures antisémites actuelles sont au mépris de la dignité humaine, une violation des droits les plus sacrés de la personne et de la famille.
Que Dieu console et fortifie ceux qui sont uniquement persécutés ! Qu'il accorde au monde la paix véritable et durable, fondée sur la justice et la charité !
Pierre Marie
Evêque de Montauban

A lire sans commentaire à toutes les messes dans toutes les églises et chapelles du Diocèse le dimanche 30 Août 1942 
 
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Monseigneur Théas a aussi accordé, à des juifs, des certificats attestant de la pratique et de la confession catholique:

26 Septembre 1942

Vu la demande à Nous adressée par Madame Madelaine BAER, née à ALTESDORF, le 29 novembre 1893 de Lorenz et Wagdalena HUBER, catholiques, tendant à obtenir un certificat de confession catholique et de baptême catholique;

Vu les documents à nous fournis:(livret de famille)

Nous, Pierre-Maris THEAS, Evêque de MONTAUBAN

Donnons cette attestation comme quoi Madame Madelaine BAER, née de parents catholiques, professe de la religion catholique et tient à donner à son fils Alexandre, comme le demande l'Eglise Catholique, une éducation vraiment chrétienne

MONTAUBAN, le 26 Septembre 1942

Pour Monseigneur l'Evêque

Le vicaire général

 
 


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